
La définition d’un débourrage diffère suivant les personnes:
Pour beaucoup, débourrage = pouvoir monter un cheval aux 3
allures avec un mors sans faire trop de rodéo, considérant qu’il
est normal que ça bouge puisque c’est un jeune cheval.
Bref arriver tant bien que mal à tenir dessus.
Lorsqu’un cheval est confié à un vrai Horseman, la définition
n’est plus la même : Andy rend un cheval débourré qui est
pratiquement assez bien dressé pour passager.
Pour Ken Faulkner je cite: "Un cheval est fini de débourrer à la
fin de sa vie."
Pour moi, le débourrage comprend toute l’éducation :
Prendre les pieds, marcher sans dépasser, respecter le cavalier,
monter dans le van tout seul, supporter la douche, être sellé
sans être attaché...). Il doit pouvoir être monté
aux 3 allures en extérieur en licol avec ou sans selle sans que cela
soit dangereux (on est jamais à l’abri d’un écart, mais le
cheval est majoritairement calme).
Il sait aussi reculer, ou ne déplacer que les postérieurs
à la demande...
Certains chevaux sont plus faciles que d’autres : en 1 heure la jument ardennaise ci-dessus, qui ne savait que marcher en licol, pouvait être montée à cru et savait marcher, tourner et s’arrêter (mais le débourrage n’était, selon mes critères, pas fini).
Le temps nécessaire est le temps qu’il faut.
Chaque débourrage doit être adapté : il faut prendre en
compte le travail futur du cheval, le niveau du cavalier...
Débourrage pour un éleveur :
Demi-soeur de Fripon: Pirouette ![]() Education et travail à terre, van, |
Selle français: Macao ![]() Premiers moments avec une selle |
Débourrage pour un particulier (confirmé en équitation naturelle).
Camargue: Névada ![]() Les premiers moments sur le dos : |