Embarquement

Tous les chevaux ont une peur innée du van car c’est un passage étroit en largeur et en hauteur. En tant que proie ils ne peuvent pas fuir et se sentent automatiquement en danger.

Mais tous les chevaux sont capables de monter seuls et dans le calme, avec un travail correct.

Si votre cheval ne le fait pas, posez-vous des questions!

Exemple d'un jeune cheval

Lors d’un débourrage en équitation éthologique, monter dans le van n’est pas seulement utile pour transporter un cheval. Cela permet aussi de le rendre plus courageux, d’obtenir plus de confiance donc de respect.

Ici, travail du van lors du débourrage de Macao, hongre de 4 ans de M. Jacky Mouchoux.


A noter que monter de cette manière un cheval dans un van, est considéré comme niveau débutant par Pat Parelli (et par moi aussi).

Exemple d'un cheval difficile

Ci-dessous, Didine est une jument qui a eu de très mauvais souvenirs au van depuis toute petite. Montée à plusieurs reprises par la force, elle en avait une peur bleue, elle refusait d’y monter et il fallait beaucoup de temps pour l’embarquer.

Paniquée, elle avait sérieusement blessé sa propriétaire.

Reprendre un cheval qui a eu une mauvaise expérience prend plus de temps que de faire monter un poulain qui marche en confiance en longe, mais dont c’est le premier transport.

Le temps nécessaire est le temps qu’il faut!

Evidemment, sauf urgences (blessures…), il est hors de question de s’y prendre à la dernière minute.
Ne jamais essayer de faire entrer un cheval directement, mais utiliser des moyens détourner et mettre pleins d’étapes entre.

La nourriture peut aider, mais un cheval qui a réellement peur de montera jamais pour des carottes. S’il monte grâce à la nourriture c’est qu’il était juste un peu inquiet et qu’il ne se sentait pas réellement en danger.

Notons qu’il y a une différence significative entre mettre un cheval dans un van et demander lui d’y monter tout seul:
Ainsi des chevaux qui paraissaient ne pas avoir peur du van lorsque le propriétaire passait devant, se retrouvaient incapables de monter seul, preuve que cela leur posait quand même un sérieux problème. C’est aussi la différence entre prendre et recevoir ou entre du superficiel et quelque chose de plus profond.


En cas d’urgence, sur un cheval non travaillé au préalable il n’y a pas vraiment de solution satisfaisante. Il faut faire comme on peut avec ce qu’on a sous la main. Cela peut-être dangereux. Essayer de faire preuve d’imagination de jugeote et de ne pas taper sur le cheval!


Vous êtes souvent plus le problème pour le cheval que le van ne l’est pour lui.

J’ai travaillé Didine en équitation Naturelle tous les jours (entre 10 minutes et 1 heure) et au bout d’une semaine, elle était dedans.